Vendredi 19 août 2011
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Bonjour tout le monde, j'espère que vous avez passé un bon week end ! Commençons bien la semaine avec un
livre de Mickaël Brousse, Thomas et la magie des mondes parallèles.
L'histoire
Un jour, Thomas, adolescent orphelin, découvre un monde parallèle.
De là, il comprend le sens de sa destinée.
Avec des rencontres étonnantes et retrouvailles, il va être submergé par la colère, la
détermination et l’amour.
Il parcourt différentes contrées pour savoir qui il est vraiment.
Va-t-il réussir toutes ses épreuves ?
L'auteur, Mickaël Brousse, est né le 21 mai 1979 à Saint Jean d’Angély (17 Charente Maritime). Il a passé
son enfance au château de Barbezières (16 Charente) dont ses parents étaient les gardiens. Quel beau terrain de jeu pour un enfant qu'un environnement médiéval ! Et l'on comprend aisément à quel
point cette vie vécue entre autrefois et aujourd'hui a eu un impact déterminant sur son existence d'adulte quand on sait qu'il s'est marié en 2010 en costume d'époque. Il a été jusqu'à
convaincre le Maire de suivre son exemple et le curé de s'habiller en moine !
Le tome 1 de son premier roman (Fantasy), Thomas et la magie des mondes parallèles, est paru cette année aux Editions Amalthée.
Extraits
Un rayon de lune, traversant le couloir par une lucarne surélevée, aussi lumineux qu’un
rayon de soleil, permit à Thomas de mieux discerner cet être. Surpris, il s’aperçut que cette créature possédait une épée à sa ceinture, un arc ainsi qu’un carquois doré, les flèches qu’il
avait à son dos étaient ornées à leur extrémité d’une d’une feuille de bouleau. Cependant, Thomas n’aurait su dire de quel végétal il s’agissait. Le torse de cet être vivant était enveloppé
dans une sorte de bandage. Son pantalon était aussi ample qu’une toile de tente quatre places, mais surtout, son corps était recouvert d’une pigmentation verdâtre.
Thomas fit volte-face, cherchant où se cacher. Derrière lui il vit une armoire en bois brut, qui lui
parut d’une solidité à toute épreuve. Elle était d’une imposante stature. Il fila s’y réfugier. L’être se rapprocha dangereusement du meuble en question, un frisson parcourut le jeune garçon.
La créature passa devant l’armoire et s’arrêta quelques pas plus loin, sans se retourner vers elle, il dit:
- Viens petit, suis moi!
Thomas ne bougea pas et continua son observation, étrangement la peur l’avait quitté. Pourquoi cette
chose lui en voulait personnellement, il n’était qu’un enfant parmi tant d’autres.
Un trou noir, semblable à ces dépressions de vide se formant dans l’espace à la mort d’une étoile, venait
d’apparaître.
Le maître et son disciple retournèrent dans la salle et continuèrent l’apprentissage. Quant
au dragon, il dormait et mangeait sans trop se soucier des efforts du jeune garçon. Quelques jours passèrent, ce qui représentait dans la salle presque un mois, Dracus fut invité dans le domaine
réservé de Thomas et de Wall pour voir les progrès de son ami.
- Allez Thomas attaques-moi. Dit Wall.
Thomas se concentra et cria:
- TORCHA!
Une boule de feu jaillit alors de sa main, comme si le soleil était descendu sur terre et passait par le
bras du jeune garçon. Le pédagogue ne se laissa pas impressionner et cria à son tour:
- AQUALI!
Le maître fit jaillir un jet d’eau, éteignant la boule de feu, tout cela semblait irréel aux yeux de
Dracus. Puis le jeune garçon hurla:
- VENTOUT!
Dès que les paroles de la formule furent prononcées, le maître Wall fut projeté contre le sol, juste
derrière lui. Le petit homme se redressa et dit:
- Tu as fais d’énormes progrès depuis ton arrivée.
- Oui, c’est sûr, mais après tous ces efforts tu as l’air épuisé. Intervint le dragon.
Thomas et Dracus, après être sortis de la forêt de Wall, errèrent
pendant plusieurs jours dans une contrée verdoyante qui s’étendait à perte de vue. Au loin ils purent apercevoir des montagnes qui se dessinaient à l’horizon. L’air était d’une pureté quasi
incroyable, ce fut comme s’ils se trouvaient au sommet du plus haut pic du monde. La découverte d’un environnement aussi sein et préservé, remplit le cœur du jeune garçon d’un bonheur
indéfinissable. Il pensa que c’était bien différent du monde duquel il venait. Les êtres pourvus d’intelligence n’avaient pas détruit leur environnement naturel.
En parcourant ce paysage, ils ne tombèrent sur aucune créature bizarre. Il y avait en revanche, énormément d’animaux. Ce qui surprit Thomas, c’était la similitude entre ces bêtes et celles qui
existaient dans le monde des humains. Il demanda à son ami le dragon, par quel miracle ces créatures pouvaient être aussi proche physiquement de celles qui se trouvaient dans sa
dimension.
Dracus lui expliqua qu’au tout début de la création de l’univers, il n’existait qu’un seul et unique monde. Il s’était divisé en des millions de petits morceaux comme les bras d’un fleuve. Le
dragon ne connaissait pas la raison de se disloquement. Cette histoire rappela au jeune garçon ses cours d’histoire géographie. Au tout début sur la terre tous les continents n’en formaient
qu’un seul et unique, avec le temps ils se sont scindés en cinq grandes masses pour être comme nous les connaissons aujourd’hui.
Source: Ascadys